It’s never too late for a review! I also have not seen anyone correctly piece together the clues and story yet but that’s ok! https://t.co/sJJTuA3GTw

— K Monkey⁉️ (@kmonkeyblog) January 26, 2020
        Vous souvenez-vous de la critique que j’avais faite sur le premier Dungeon Nightmares, il y a maintenant un an (et que je devrais d’ailleurs retravailler 😅) ? Si vous suivez le site depuis ses débuts, probablement, puisqu’il s’agit de la toute première critique de jeu vidéo que j’ai écrite, et qu’il n’y en a pas eu énormément depuis ; sinon, je vous invite à aller la lire rapidement (elle est très courte) pour savoir un peu mieux de quoi il s’agit.

Icône du jeu         Dungeon Nightmares II - The Memory, que j’avais mentionné à l’époque, est donc la suite de ce jeu, sortie en 2015, soit un an après le premier opus. Et bien entendu, le principe est le même : pendant sept nuits, vous serez enfermé dans un donjon dont il faudra vous échapper le plus rapidement possible. Avec quelques changements, toutefois…

        Dans celui-ci, vous serez réveillé chaque nuit par un réveil dans une chambre d’hôtel. Le décor évoluera à chaque fois, au fur et à mesure de votre progression dans l’histoire. Vous vous trouvez au troisième étage, et toutes les portes sont verrouillées ; votre seule issue est un ascenseur s’enfonçant dans les profondeurs. Durant les premières nuits, votre but sera donc d'explorer les donjons afin de trouver des clés de chambres, et vous permettre d’explorer un peu plus l’hôtel entre chaque niveau. Bien entendu, vous vous rendrez rapidement compte que celui-ci est rempli d’horreurs et semble être au cœur d’une sombre histoire… À vous donc, d’explorer ses profondeurs et ses étages afin de trouver les secrets qu’il abrite et reconstituer… votre mémoire.

L'étage est petit, mais effrayant
        Au niveau des mécaniques de base du jeu, elles diffèrent peu de celles de son prédécesseur : un donjon, une carte (qui en revanche, ici, se révèle au fil de votre progression, et non pas dès le départ), des bougies, des monstres qui vous poursuivent… Un nouvel ajout, tout de même, qui est celui du briquet, utile face à certains ennemis.

        C’est lorsqu’on se penche plus attentivement sur le contenu des niveaux que l’on remarque beaucoup de changements : pour commencer, Mary, la « momie », n’est plus la seule vraie menace, bien au contraire ! Dans ce deuxième épisode, tout, littéralement, vous veut du mal. On notera ainsi l’apparition de nouveaux pièges heureusement statiques et ainsi faciles à éviter (scies circulaires géantes, pics, mares de sang, hélices, puits sans fond…), mais aussi d’autres moins prévisibles et que vous serez la plupart du temps obligés de traverser (guillotines, pièges « pendules », feu…).



        Mais parlons des ennemis, à présent. En plus de Mary, qui est dans cet épisode la deuxième plus grosse menace errant dans les donjons (et non plus la première…), des squelettes et de la petite fille fantôme, de nombreux personnages sont venus grossir les rangs des « monstres ». De squelettes beaucoup plus puissants au petit garçon invisible et mortel Asmodeus (ça sonne bien démoniaque, non ?), en passant par Behemoth et des bébés en feu (oui, oui, ça fait beaucoup d’éléments étranges, n’est-ce-pas ?), vous aurez bien du souci à vous faire… Une telle liste de personnages pour le coup surprenante pourrait presque paraître comique, dit comme ça… mais croyez-moi, c’est tout le contraire.

        Autre mécanique du jeu, qui existait déjà dans le premier mais qui a été retravaillée, il s’agit des hallucinations. Si celles de Dungeon Nightmares pouvaient parfois effrayer, elles restaient somme toute assez basiques et prévisibles, puisque le joueur était averti de leur arrivée par un écran noir. Ici, il n’en est rien : elles apparaîtront soudainement et sans le moindre avertissement, et, bien entendu, elles sont beaucoup, beaucoup plus perturbantes. Celles des premières nuits restent assez tranquilles, et doivent d’ailleurs plutôt être qualifiées d’images subliminales, avec de brèves apparitions d’un des monstres. En milieu et en fin de jeu, en revanche, vous aurez droit à des scènes entières ; j’ai pour ma part eu celle d’une fille en train de s’adonner à ce qui semblait être un rituel, mais aussi celle d’un visage géant duquel sortait un train… Ce qui les rend perturbantes, c’est que sur le coup, on est totalement incapable de leur donner une explication (en gros, on se dit, « WTF ?? »)… mais en fait, il y en a une, que je tenterai d’expliquer… une autre fois 😉.

Original, non ?
        Enfin, la dernière des mécaniques les plus importantes à mes yeux, il s’agit de la mort permanente (« permadeath », en anglais). Le principe est le même que dans le premier jeu : vous mourrez, vous recommencez tout depuis le début. Enfin, pas exactement : ce deuxième épisode propose une petite variante, puisqu’après une mort, vous vous retrouverez dans une petite pièce avec deux portes en face de vous. L’une d’entre elles vous permettra de reprendre au début de la nuit, l’autre mettra fin à votre partie. Bien entendu, il n’y a aucun moyen de les différencier, vous aurez donc une chance sur deux… Là où je trouve cette mécanique intéressante (bien qu’ennuyeuse lorsqu’elle se retourne contre vous, il faut bien l’admettre), c’est qu’elle joue pour beaucoup dans le sentiment de peur qui vous submerge lorsque vous êtes dans les donjons, car, croyez-moi, vous n’avez pas envie de voir tous vos efforts et vos peurs passées réduits à néant. Vraiment pas.

        À présent, parlons de l’aspect (très) glauque du jeu. Autant vous prévenir d’office, le développeur ne plaisante pas et vous avertit d’ailleurs au lancement du jeu quant au fait que celui-ci « contient des images subliminales, des bruits forts et des scènes que certains joueurs pourraient trouver dérangeantes ». Et c’est le cas : il suffit de jouer quelques nuits (et d’aller jusqu’au bout si on en a le courage) et de regarder des let’s play pour s’apercevoir que le développeur n’a pas lésiné sur les jumpscares (qui restent très intelligemment placés, là n’est pas la question) et les différentes visions d’horreur. Le premier jeu est complètement gentillet à côté, et il ne faut clairement pas y jouer si on est sensible, et ce n’est pas une plaisanterie. Pendant mes parties, j’avais constamment peur que quelque chose me tombe dessus, et en arrivant à la nuit 6 et en étant mis face à l’horrible ambiance de cette dernière, j’ai littéralement ressenti du dégoût : en effet, dans les deux dernières nuits, les murs des donjons sont organiques, il en dépasse des bras, des têtes (oui, c’est immonde), et on peut entendre des cris lointains.

L'ambiance est on ne peut plus malsaine
        Le fait est que le jeu ne vous accordera pas le moindre répit ; contrairement à un jeu scénarisé comme Outlast ou Resident Evil (qui sont déjà bien réputés pour être effrayants mais qui ne m’ont pas autant impacté que celui-ci), les jumpscares ne sont pas scriptés (à une ou deux exceptions près) et sont ainsi imprévisibles et peuvent très bien se cumuler !

        Enfin, passons rapidement (c’est promis) à mon avis personnel : eh bien, malgré la difficulté non négligeable du jeu et son « quota de peur », Dungeon Nightmares II est un jeu que j’ai beaucoup apprécié et dont l’histoire cachée m’intéresse énormément (il s’agit en effet d’un scénario assez secret et probablement libre d’interprétation dans une certaine mesure, à la manière des Five Nights at Freddy’s). C’est d’ailleurs pourquoi j’aimerais rédiger une chronique pour tenter d’analyser l’histoire dans les détails, même si cela reste à confirmer. Je recommande donc ce deuxième épisode à ceux que les jeux d’horreur impactent peu, et le conseille aussi à tous les autres, en les avertissant tout de même que l’idée n’est pas forcément bonne s’ils sont plutôt sensibles ! Et si vous avez le courage d’aller jusqu’au bout, vous pourrez constater par vous-même que le soulagement engendré par l’écran de fin du jeu est sans pareil !...

        À présent, il ne me reste plus qu’à attendre avec impatience le prochain jeu de K Monkey, le « successeur spirituel de Dungeon Nightmares », Ergastulum, dont la sortie est prévue pour le courant de l'année 2020…



Disponible sur Google Play   Disponible sur l'App Store

Note : certaines images sont des captures d'écran que j'ai faites moi-même, et certaines viennent d'autres sources ; auquel cas vous pouvez savoir laquelle en passant votre curseur par-dessus les images en question. Vous pouvez retrouver ci-dessous les pages correspondantes :

· Wiki du jeu (anglais)
· Publication du développeur sur IndieDB
· Page de vente du jeu

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Commentaires (3)

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Sydneya écrit...

Bonjour je souhaiterais savoir si tu comptais refaire une critique sur un autre jeu vidéo tel que goat simulator ou dans un autre jeu que tu apprécies. Merci de ta reponse

Admin:

Bonjour,

Bien sûr, de nombreuses critiques sont prévues, dont au moins deux ou trois dans la catégorie jeux vidéo. Goat Simulator risque d'être particulier à commenter étant donné la nature de ce jeu, mais pourquoi pas après tout ! Je prends note, et peut-être que cela sera publié d'ici peu :)

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Sydneya écrit...

Bonjour, je me souviens de ce jeu j'y jouer au collège, je suis en terminale cette année et ta critique m'a permis de me rappelé tout les bons moments que j'ai passer avec ce jeu

Admin:

Bonjour, 

Merci pour ton commentaire, heureux d'avoir pu te rappeler de bons souvenirs ! :)

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Clemzoua écrit...

Excellente critique ! Tu as remis ton site en ligne avec une description de jeu vidéo au top, bravo ! (ça me donne presque envie d'y jouer)

Admin:

Bonjour,

Merci pour ton commentaire, je suis content de voir que tu as apprécié la lecture de la critique :)

Si tu veux éventuellement essayer le jeu, n'hésite pas à participer au concours organisé sur Twitter !

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