⚠ IMPORTANT ⚠
Avant que vous lisiez cette critique, je tiens à mentionner le fait qu'elle a été écrite en collaboration avec mon ami Virgile, qui risque de faire d'autres apparitions sur le site d'ici peu de temps. Merci à lui pour son implication, et bonne lecture à vous !


        A Way Out est un jeu d’aventure en coopération développé par Hazelight Studios et paru le 23 mars 2018 sur PC, PS4 et Xbox One. Mélangeant différents thèmes, l’action, le crime, l’amitié et la trahison, celui-ci exigera que vous et votre ami vous entraidiez afin de pouvoir progresser...

Icône du jeu         Après une rapide présentation des personnages principaux, Vincent et Leo, à travers un bref dialogue et de petites biographies mises à disposition des deux joueurs, vous devrez vous mettre d’accord sur celui que vous jouerez chacun durant toute la durée de l’aventure (le choix peut être modifié, mais cela n’a que peu d’intérêt). S’ensuivra alors la scène d’introduction : un camion amenant des détenus dans une prison. Là commencera alors la phase de gameplay : Vincent, tout juste arrivé, doit faire son chemin jusqu’à sa cellule, tandis que Leo, présent depuis un moment déjà, assiste à la scène. Ce n’est qu’un peu plus tard que les interactions entre les deux personnages commenceront, et Leo aura d’ailleurs tendance dans un premier temps à être très méfiant et distant vis-à-vis de Vincent.

Leo (à gauche) et Vincent (à droite) lors de la scène d’introduction
        Mais alors, qu’est-ce qui lie les deux protagonistes, et pourquoi les faire interagir entre eux ? Eh bien, ils se trouvent qu’ils ont une connaissance en commun : un certain Harvey. Celui-ci aurait assassiné le frère de Vincent et fait croire que ce dernier était responsable du meurtre, mais aussi trahi Leo dans le cadre du vol d’un célèbre diamant… ainsi, tous deux auraient été conduits en prison par sa faute. Une fois la confiance installée, ceux-ci décideront alors de s’échapper ensemble… et de se venger.

        L’histoire est assez longue sans trop l’être non plus inutilement, et est extrêmement réaliste et plaisante à découvrir, rien ne semble être de trop ou manquer : les péripéties sont présentes en nombre (et pas toujours prévisibles), les relations entre les personnages (que ce soit celle entre Vincent et Leo ou celles avec leur entourage respectif) se développent au fil de l’intrigue et permettent chaque fois d’en apprendre un peu plus sur l’histoire des personnages du jeu et d’expliquer certaines situations, passées comme futures, pour finalement déboucher sur une scène finale particulièrement tragique, dont nous reparlerons ensuite.

        La qualité du jeu est de plus renforcée par son gameplay, qui, associée à l’intrigue, forment un parfait duo. La majeure partie du temps, les deux joueurs agissent simultanément, ce qui empêche l’un des deux de s’ennuyer ; l’action est souvent au rendez-vous, mettant en scène des courses-poursuites, des combats, des armes... Les interactions entre les deux personnages sont d’ailleurs nombreuses, vous obligeant à coopérer pour pouvoir progresser (grimper dos à dos dans un conduit d’aération, dégager un passage en unissant vos forces, prendre appui sur l’autre pour escalader un obstacle, …). Les rares phases où un seul joueur contrôle la partie sont elles aussi remplies d’action, rendant l’ennui impossible, et les rôles finissent par s’inverser au bout d’un maximum d’une trentaine de secondes, en se recentrant sur le second personnage, et en alternant plusieurs fois de suite. D’ailleurs, A Way Out a le mérite de proposer de tenir les joueurs en haleine tout du long, avec chaque fois des mécaniques et des QTE différents, qui m’ont personnellement beaucoup plu puisque cela permettait de renforcer la tension de l’action, le sentiment d’inconnu et même d’adrénaline ! Ainsi, chaque fois que la situation se corsera, vous devrez impérativement vous concentrer sur ce qui se passe à l’écran pour pouvoir vous en sortir.

L’aventure et la coopération sont de mise
        Au-delà de la coopération et de l’aventure, le jeu mise également beaucoup sur l’amitié naissante entre les deux personnages, puisqu’elle se construit pendant toute la durée du jeu pour finalement atteindre les dernières scènes qui remettent le tout en cause… enfin, pas entièrement. Arrêtons-nous donc un moment sur la fin du jeu (en évitant autant que possible de spoiler), que j’ai trouvée, bien qu’intelligemment choisie et cohérente, particulièrement violente émotionnellement parlant. En effet, si l’on s’attache rapidement aux personnages, et que l’on s’imagine une entente parfaite entre eux, voire même fraternelle, on est ensuite mis face à la dure réalité des apparences trompeuses. J’irais même jusqu’à dire que c’est l’une des fins les plus dures à supporter et tristes que j’aie connues, surtout pour un jeu de ce type ; et ceux qui y ont déjà joué comprendront de quoi je parle. Cependant, en analysant bien ces dernières scènes et notamment le comportement des personnages, on peut estimer que tout ce qui a été construit durant l’histoire n’est peut-être pas totalement perdu et qu’il leur reste une part de « fraternité ». D’ailleurs, au vu des événements, je m’attendais à une autre fin « secrète », cachée, mais il n’en est rien, et finalement, c’est probablement mieux comme ça.

        Au-delà de l’aventure principale, A Way Out propose également de nombreux mini-jeux à faire seul ou à deux, tels que le très connu Puissance 4, le lancer de fléchettes… ; il est également possible de jouer au basket ou encore de faire de la musique, ce qui permet de temps en temps aux joueurs de faire une pause et de s’amuser autrement qu’en suivant l’histoire du jeu et constitue ainsi un autre point positif pour ce dernier.

Ah, le Puissance 4...
        Pour conclure, j’aimerais dire qu’A Way Out est un jeu auquel j’ai pris énormément de plaisir à jouer : on se met à la place de son personnage, et on ressent la liberté, l’action, mais aussi l’amitié qui le lie à l’autre (personnage autant que joueur), et qui se renforce d’ailleurs au fil de tous les passages épiques du jeu ; on se sent exactement comme si on était en pleine évasion, en cavale. On ressent aussi le besoin de se défendre, et bizarrement, on apprend rapidement à se débrouiller en tant que hors-la-loi !

Une pensée spéciale à cette partie « cavale » que j’ai particulièrement aimée
        Tous ces éléments font pour moi d’A Way Out un excellent jeu d’aventure en coopération totalement réussi, et qui est aussi bien construit au niveau scénaristique - puisque le jeu sait ce qu’il veut vous faire penser et ressentir ainsi que comment y parvenir - que technique : à noter en effet que nous n’avons rencontré aucun bug de gameplay, et qu’un chat vocal est directement proposé à l’intérieur du jeu. De plus, les graphismes sont splendides et les décors très bien représentés, rendant le jeu extrêmement immersif et beau. Le prix est certes un peu élevé, mais vous pouvez vous le procurer pendant des promotions ou grâce à un abonnement Origin Access ; à noter enfin qu’une seule copie du jeu est nécessaire et que le second joueur aura seulement besoin d’une invitation de votre part pour pouvoir jouer.

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